Vous avez reçu une invitation au test de jugement 376 ou 377, avec une date limite. Ce guide couvre ce que le test valorise, la façon de coter chaque réaction, la gestion du temps, et un plan d'une ou deux semaines. Les deux tests ont le même format : la même préparation vaut pour les deux.
Vous découvrez le test ? Commencez par le format, l'échelle et les résultats.
Lire le guide du formatQu'est-ce que le test de jugement valorise ?
Il valorise le bon jugement au travail : savoir quelles actions aident à résoudre un problème et lesquelles l'aggravent. Selon la Commission de la fonction publique, aucune formation, connaissance ou expérience particulière n'est requise. Le test fait appel à vos connaissances générales et à votre expérience de vie. Les situations touchent la communication, les relations interpersonnelles, l'initiative, la prise de décision, la pensée analytique et la gestion de l'action.
Les instructions officielles vous demandent de réfléchir comme si vous étiez réellement au travail. On ne vous demande pas ce que ferait une personne parfaite en théorie, mais à quel point une action fonctionnerait vraiment, avec des collègues et des clients.
Comment lire une situation ?
Lisez la situation pour cerner le problème, pas chaque détail. Avant de lire la réaction, répondez à trois questions rapides.
- À qui appartient le problème ?
- Est-ce à vous de le régler, à un collègue ou à votre gestionnaire ? Beaucoup de réactions sont des gestes sensés, posés par la mauvaise personne ou au mauvais niveau.
- Qu'est-ce qui est en jeu ?
- Le travail, un client, une échéance, une relation de travail, une règle. Notez ce qui empirerait si rien ne changeait.
- À quel stade en est-on ?
- Un premier écart appelle un geste plus léger qu'un problème qui revient sans cesse.
Lisez ensuite la réaction et demandez-vous : si je faisais exactement cela, le problème serait-il réglé, réglé en partie, laissé tel quel ou aggravé ? Cette question correspond à l'échelle de six points.
Comment coter chaque réaction pour elle-même ?
Comparez la réaction à l'échelle, pas aux autres réactions. Chaque question présente une situation et une réaction, et la même situation peut revenir plus loin avec une autre réaction. On est tenté de comparer : celle-ci est meilleure que la précédente, donc c'est un 6. Chaque cote est indépendante.
Reprenez les mots de l'échelle : un 1 aggravera la situation ; un 2 ne l'aggravera peut-être pas, mais n'aidera pas ; un 3 pourrait ne pas aider ; un 4 pourrait aider ; un 5 aidera ; un 6 résoudra le problème ou contribuera de manière très importante à le résoudre.
Choisissez d'abord le côté, puis le degré. La réaction aide-t-elle, oui ou non ? Vous voilà entre 4 et 6, ou entre 1 et 3. Demandez-vous ensuite à quel point : pleinement, nettement, ou seulement peut-être. C'est plus rapide que de peser six options à la fois, et cela vous évite de tout coter au milieu.
Un exemple original : une collègue a raté deux échéances pour sa partie d'un rapport commun, et votre section dépend de la sienne. La réaction : vous écrivez à votre gestionnaire pour signaler qu'elle est encore en retard. Cela pourrait aider, puisque la gestionnaire peut agir, mais on saute l'étape de parler d'abord à la collègue. Selon notre analyse, une réaction de ce genre se situe souvent au milieu de l'échelle : un geste raisonnable, posé dans le mauvais ordre.
Qu'ont en commun les réactions efficaces ?
- Parlez d'abord à la personne concernée. Quand la conduite d'un collègue pose problème, adressez-vous à cette personne directement et poliment avant d'aller voir votre gestionnaire.
- Allez voir votre gestionnaire quand la solution lui revient. La charge de travail, les ressources et la répartition des tâches relèvent de sa décision. Parlez-en sous l'angle du travail à accomplir.
- Expliquez plutôt que d'imposer. Quand un groupe voit les choses autrement, aidez-le à comprendre au lieu de passer outre ou de le contourner.
- Associez les personnes touchées. Quand vous partagez une ressource rare ou décidez d'une chose qui concerne d'autres personnes, entendez-vous avec elles sur des critères justes, sans vous réserver d'avantage.
- Réglez la cause. Une solution de contournement qui laisse le problème en place aide moins qu'un changement qui le supprime.
- Commencez par un geste proportionné, puis intensifiez. Restez léger la première fois ; gardez les mesures plus lourdes pour un problème qui persiste.
- Assumez votre tâche. Quand une chose relève de votre rôle, faites-la maintenant avec vos moyens, et tenez les autres informés.
L'autre bout de l'échelle compte tout autant. Selon notre analyse, les réactions les moins efficaces aggravent activement la situation : imiter le mauvais comportement, blâmer le client, un geste passif-agressif discret, ou subir en silence un problème qui vous nuit et nuit au travail. Ne rien faire est en général inutile, mais cause rarement ce genre de dommage. Pensez-y quand vous hésitez entre un 1 et un 2.
Combien de temps avez-vous par question ?
Vous avez environ 100 secondes par question au 376 et 90 secondes au 377. Le 376 compte 52 questions en 90 minutes ; le 377, 40 questions en 60 minutes. C'est assez pour lire attentivement, mais pas pour vous torturer.
- Si vous hésitez entre deux cotes, choisissez-en une, marquez la question à revoir et passez à la suivante. Vous pouvez y revenir en tout temps et changer votre réponse.
- Vous pouvez afficher ou masquer le chronomètre. S'il vous stresse, masquez-le et consultez-le environ toutes les dix questions.
- Les questions sont en ordre aléatoire, pas par difficulté : une question difficile au début ne dit rien sur la suite.
- Ne gardez pas de questions pour la fin : le test est soumis automatiquement quand le temps est écoulé.
Faut-il utiliser les deux langues et le bloc-notes ?
Oui, quand cela vous aide. Vous pouvez passer du français à l'anglais à tout moment. Si une phrase vous semble ambiguë, l'autre langue peut la clarifier, mais changer à chaque question prend du temps.
Un bloc-notes électronique est aussi offert, et ce que vous y écrivez n'est pas noté. Utilisez-le peu : les numéros des questions à revoir, ou un mot sur qui doit régler le problème. De longues notes grugent vos 90 ou 100 secondes.
Faut-il répondre au hasard en cas de doute ?
Oui : répondez à toutes les questions. Certaines réponses donnent des points partiels, et il n'y a aucune pénalité pour une réponse au hasard. Une question laissée vide ne peut rien rapporter ; une réponse, si. Si le temps file, donnez une cote rapide à chaque question qui reste.
Comment se préparer en une ou deux semaines ?
Des séances courtes et régulières valent mieux qu'une longue. Voici un plan sur deux semaines ; avec une seule, réduisez chaque étape de moitié.
- Jour 1 · Comprendre le format
- Lisez comment fonctionne le test, puis essayez le test d'exemple gratuit de quatre questions de la Commission pour voir l'écran et les réglages. Il n'affiche aucun score.
- Jours 2 à 5 · Pratiquer lentement
- Faites quelques situations par jour, sans chronomètre. Pour chacune, notez qui doit régler le problème et pourquoi vous avez choisi votre cote. Comparez ensuite avec l'explication : avez-vous été trop sévère ou trop indulgent ?
- Jours 6 à 8 · Repérer votre tendance
- Revoyez vos écarts. Beaucoup de gens ont un réflexe, par exemple coter haut toute réaction polie, ou pénaliser tout ce qui passe par votre gestionnaire. Nommez le vôtre et surveillez-le.
- Jours 9 à 12 · Pratiquer au rythme réel
- Faites des séries à environ 100 secondes par question pour le 376, ou 90 pour le 377. Exercez-vous à passer à la suivante quand vous bloquez.
- Derniers jours · Se reposer et vérifier son installation
- Révisez légèrement, sans bourrage de crâne. Pour le 376, prévoyez un ordinateur de bureau ou portable avec Chrome, Edge, Safari ou Firefox, et sans RPV. Pour le 377, planifiez votre trajet vers le lieu du test.
Le matériel de pratique des anciens tests 374 et 375 reste utile : quand le 376 et le 377 les ont remplacés en juillet 2025, le type de question et l'échelle n'ont pas changé.
À quoi ne pas perdre votre temps ?
N'essayez pas de mémoriser des réponses ni d'apprendre un contenu spécialisé. La Commission ne publie pas son corrigé : il n'y a rien d'officiel à mémoriser. Le contenu du test est aussi protégé : les conditions d'utilisation interdisent de le copier ou de le diffuser.
- Étudier des politiques, des lois ou l'organisation des ministères. Le test mesure le jugement, pas la connaissance de l'appareil gouvernemental.
- Courir après une prédiction de niveau J. Aucun outil de pratique ne peut le prédire : le corrigé de la Commission et les résultats passés sur lesquels il repose ne sont pas publics.
- Chercher des trucs, comme ne jamais utiliser les extrémités de l'échelle. Donnez un 1 quand une réaction aggrave clairement la situation, et un 6 quand elle règle clairement le problème.
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