Au test de jugement fédéral (TDJ 376 et 377), chaque question présente une situation de travail et une seule réaction, et vous cotez l'efficacité de cette réaction sur une échelle de 1 à 6. Chaque cote a une définition officielle. Savoir où finit une cote et où commence la suivante, c'est l'essentiel de l'exercice. Ce guide présente les six cotes, les trois frontières les plus délicates, les erreurs courantes et un exemple commenté.
Quelles sont les six cotes de l'échelle du test de jugement ?
L'échelle va de 1, Très inefficace, à 6, Très efficace, et la Commission de la fonction publique donne une courte définition de chaque cote. En nos mots :
- 1 · Très inefficace
- Aggravera la situation.
- 2 · Inefficace
- N'aggravera peut-être pas la situation, mais n'aidera pas à résoudre le problème.
- 3 · Plutôt inefficace
- Pourrait ne pas contribuer à résoudre le problème.
- 4 · Plutôt efficace
- Pourrait contribuer à résoudre le problème.
- 5 · Efficace
- Contribuera à résoudre le problème.
- 6 · Très efficace
- Résoudra le problème ou contribuera de manière très importante à le résoudre.
Lisez les cotes deux par deux. Les cotes 1 et 2 portent sur le tort : la réaction aggrave-t-elle les choses, ou les laisse-t-elle simplement comme elles étaient ? Les cotes 3 et 4 portent sur le doute : la réaction pourrait aider, ou pas. Les cotes 5 et 6 portent sur la certitude : elle aidera, ou elle réglera le problème. La question à l'écran ne change jamais : à quel point cette réaction est-elle efficace ?
Comment distinguer une cote de 1 d'une cote de 2 ?
Une réaction cotée 1 aggrave la situation ; une réaction cotée 2 ne règle rien, mais ne fait pas de tort. Posez-vous une seule question : après cette réaction, quelqu'un est-il dans une situation pire qu'avant ? Si oui, c'est 1. Si tout est resté au même point, c'est 2.
Selon notre lecture, la cote 1 va aux réactions qui créent un nouveau problème : un geste contraire à l'éthique, blâmer le client, profiter de la situation, une manœuvre passive-agressive. Ne rien faire, ou attendre que le problème disparaisse, vaut généralement 2. L'exception : un silence qui laisse un vrai tort s'aggraver, par exemple encaisser sans rien dire un problème qui nuit à vous et au travail. Cela peut valoir 1.
Comment distinguer une cote de 3 d'une cote de 4 ?
Une réaction cotée 3 pourrait ne pas aider, une réaction cotée 4 pourrait aider : les deux décrivent une démarche raisonnable qui a un défaut, et c'est l'ampleur du défaut qui tranche.
Selon notre lecture, la réaction typique de 3 ou 4 est une démarche raisonnable faite au mauvais niveau ou dans le mauvais ordre. Par exemple : parler d'un collègue à la gestionnaire avant de lui parler à lui ; pousser un collègue à régler ce que seule la gestionnaire peut régler ; ou un contournement qui traite le symptôme et laisse la cause en place. Penchez vers 4 si la démarche fera probablement avancer les choses, même par un chemin plus long. Penchez vers 3 si le défaut risque de tout bloquer, ou si la cause reste intacte.
Quelle est la différence entre efficace et très efficace ?
Une réaction efficace (5) contribuera à résoudre le problème ; une réaction très efficace (6) le résoudra, ou contribuera de manière très importante à le résoudre. Notez la deuxième moitié de la définition : une réaction cotée 6 n'a pas à tout régler d'un coup.
Selon notre lecture, une réaction cotée 5 est la bonne démarche, auprès de la bonne personne et au bon niveau, à qui il manque un élément : pas de suivi, aucune vérification du résultat, ou une partie du problème laissée de côté. Une réaction cotée 6 a cet élément. Un test rapide : essayez de nommer ce qui manque. Si vous pouvez pointer une lacune précise, c'est 5. Sinon, c'est probablement 6.
Pourquoi viser juste à un point près au test de jugement ?
Parce que la Commission indique que certaines réponses donnent des points partiels. Il n'y a pas non plus de pénalité pour une réponse au hasard : répondez à toutes les questions. La Commission ne publie ni son corrigé ni la façon dont les points partiels sont calculés.
Notre hypothèse : une cote à un point du corrigé rapporte plus qu'une cote à trois points. Si vous hésitez entre deux cotes voisines, choisissez-en une et passez à la suite : une cote presque juste ne vaut pas zéro. Gardez votre attention pour éviter les grands écarts, comme un 5 pour une réaction qui fait du tort, ou un 2 pour une démarche solide.
Vous découvrez le test ? Voyez comment fonctionnent le format, la durée et les niveaux J.
Lire le guide du formatQuelles erreurs font les candidats avec l'échelle de cotation ?
La plupart des erreurs de cotation viennent de quatre habitudes, et la pratique permet de corriger les quatre.
- Coter par rapport aux autres réactions. La même situation peut revenir plus loin avec une autre réaction, et on est tenté de les classer. Cotez chaque réaction pour elle-même, d'après les définitions. Deux réactions à la même situation peuvent toutes deux valoir 5.
- Réserver le 6 à une seule réaction. Rien ne limite le 6 à une réaction par situation. Si deux réactions différentes règlent chacune le problème, les deux méritent 6.
- Donner 1 à l'inaction. Ne rien faire laisse généralement les choses au même point, ce qui correspond à la définition du 2. Dans les tests avec corrigé que nous avons étudiés, l'inaction n'a jamais été la pire réponse. Gardez le 1 pour les réactions qui font du tort.
- Être toujours trop sévère ou trop indulgent. Certains candidats donnent 1 à toute réaction imparfaite ; d'autres donnent 5 à tout ce qui est poli. Les deux coûtent des points sur tout le test. Selon notre lecture, les corrigés officiels sont moins extrêmes que bien des candidats : un geste simplement maladroit se situe plutôt à 2 qu'à 1.
Un exemple commenté : une situation, quatre réactions
Voici une situation originale et quatre réactions, cotées selon la lecture ci-dessus. Au vrai test, chaque réaction serait une question distincte.
Situation : Une nouvelle employée s'est jointe à votre équipe il y a deux semaines. Vous remarquez qu'elle enregistre les dossiers clients sur son propre ordinateur plutôt que sur le lecteur partagé ; les autres ne les trouvent donc pas quand elle est absente.
- Réaction A · cote 4
- Signaler à votre gestionnaire que la nouvelle employée ne suit pas la pratique de classement. Cela pourrait aider, mais vous passez par-dessus la personne qui peut régler la question le plus vite et qui ne connaît sans doute pas la pratique.
- Réaction B · cote 6
- Lui parler, lui expliquer où vont les dossiers de l'équipe et pourquoi, et lui offrir de l'aide pour déplacer ceux qui existent déjà. La bonne personne, au bon niveau, et le problème est réglé.
- Réaction C · cote 1
- Dire à d'autres collègues qu'elle ne sait pas travailler en équipe. Cela nuit à sa réputation et à la confiance dans l'équipe, et les dossiers restent où ils sont.
- Réaction D · cote 2
- Ne rien dire, puisqu'elle finira par apprendre la pratique. Aucun tort n'est fait, mais rien ne change et les dossiers restent hors de portée.
De petits changements font bouger une cote. Si la réaction B se limitait à un courriel avec un lien vers le guide de classement, sans offre d'aide ni vérification que les dossiers ont été déplacés, elle passerait à 5 : la bonne personne, un élément manquant. Si vous copiiez vous-même ses dossiers sur le lecteur partagé chaque fois que vous en avez besoin, ce serait environ 3 : un contournement qui laisse la cause en place.
Comment s'exercer à coter ?
Cotez chaque réaction avant de regarder un corrigé, puis comparez et notez dans quel sens vous vous trompez. Si vous êtes souvent un point trop bas, vous êtes sévère ; si vous êtes souvent trop haut, vous êtes indulgent. Corriger un biais constant rapporte plus qu'apprendre une situation en particulier.
Cotez un scénario complet, sans inscription.
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